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A Cotonou, les experts-comptables de l’Uemoa réfléchissent sur les enjeux de la digitalisation

[Bénin Révélé Mag] –  Les experts-comptables de l’Uemoa entendent saisir les opportunités qu’offre la transformation digitale pour faire progresser la profession comptable et améliorer les économies, tout en évitant les écueils liés au développement du numérique. C’est dans cette logique qu’il se sont retrouvés le 24 octobre 2019 à Cotonou, à la faveur du troisième congrès régional des experts-comptables de la sous-région.

Organisé par l’Oecca-Bénin en collaboration avec les autres ordres d’experts-comptables de l’Union, ce forum scientifique et technique de haut niveau permet aux éminences grises de différents métiers et aux opérateurs économiques d’horizons divers de s’imprégner du concept de la digitalisation et d’en tirer les avantages pour ne pas rater le vent de l’innovation technologique.

Ainsi, durant deux jours, ces professionnels et autres réfléchissent sur les enjeux et défis de la digitalisation pour leurs métiers en général et la profession comptable en particulier. Mais loin de se fixer au seul métier de comptable, l’organisation propose une ouverture en plaçant ce séminaire international sous le thème « Les enjeux de la digitalisation pour les professions libérales ».

Cosme Goundété, président de l’Oecca-Bénin et président du Conseil permanent de la profession comptable de l’Uemoa, pense que « dans un contexte où les mutations économiques et technologiques s’accélèrent, les professions libérales (expert-comptable, avocat, notaire, commissaire-priseur, architecte, huissier, commerçant, etc.) doivent faire leur mue ou leur reconversion pour ne pas encourir le risque d’une immunodéficience irréversible ».

Toutefois, « l’expert-comptable est menacé d’amputation mais pas vraiment de mort subite ou de disparition, vu sa capacité d’adaptation qui l’a maintenu au rang de premier tiers de confiance du chef d’entreprise à travers l’histoire et ses vicissitudes », ajoute-t-il.

Selon Thomas Azandossessi, qui représentait le ministre de l’Economie et des Finances à l’ouverture des travaux, « la digitalisation fait appel à une mise à niveau générale et à l’utilisation systématique en interne comme en externe des technologies numériques et du web ». Pour lui, les professions libérales en général et les ordres des professionnels comptables en particulier doivent affiner la formation continue de leurs membres sur les enjeux, opportunités et les inévitables risques liés à cette nouvelle phase de la vie professionnelle.

Le congrès permettra aux participants de s’outiller sur le concept de l’organisation du travail sur les plans humain et marketing et sur la maîtrise des risques liés à la cybercriminalité, signifie Serge Armand Codo, premier vice-président de l’Oecca-Bénin et président du comité d’organisation du congrès. « Il nous incombe de faire face à l’avenir de nos professions respectives pour mieux nous faire valoir dans le tissu économique de nos pays », indique-t-il.

Par Laurent Adjovi

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