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Assimi Goïta et le Mali rendent un dernier hommage sous haute sécurité à Sadio Camara

Publié le 30 avril 2026 Lecture : 2 minutes.

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Un hommage national a été rendu, ce 30 avril, à Bamako, en présence du chef de la junte malienne Assimi Goïta et devant des milliers de personnes, au ministre de la Défense Sadio Camara, tué ce week-end lors des attaques contre le régime militaire.

La cérémonie, qui a eu lieu au bataillon du génie militaire situé dans le centre-ville de la capitale malienne, s’est déroulée sous très haute sécurité, avec une forte présence de militaires lourdement armés, a constaté l’AFP.

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Des check-points et des barricades ont été installés sur tous les axes menant sur les lieux, tandis que les forces de sécurité procédaient à un contrôle strict des entrées.

Proches, officiels et ministres de l’AES

Cette cérémonie se déroule cinq jours après les attaques coordonnées sans précédent menées par des jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA) contre des positions stratégiques de la junte, plus que jamais affaiblie.

Visages fermés, des milliers de personnes, parents, proches, amis, officiels du Mali, et des responsables officiels de pays voisins ont participé à la cérémonie, empreinte de solennité et de tristesse.

Les obsèques ont été également marquées par la présence des ministres de la Défense du Niger et du Burkina Faso, qui forment avec le Mali l’Alliance des États du Sahel (AES).

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Assimi Goïta s’incline sur le cercueil

En tenue de combat, le chef de la junte Assimi Goïta a rendu hommage à Sadio Camara en s’inclinant devant son cercueil recouvert du drapeau vert-jaune-rouge du Mali, sur lequel était posée sa casquette militaire.

Figure majeure de la junte au pouvoir et considéré comme l’architecte du rapprochement avec la Russie, le général a été tué le 25 avril à Kati, ville-garnison située à une quinzaine de kilomètres de Bamako et fief de la junte, par un « véhicule piégé conduit par un kamikaze » ayant ciblé sa résidence, selon le gouvernement malien.

Ce même 30 avril, un millier de personnes se sont réunies à Niamey pour exprimer leur « solidarité avec le peuple malien » à l’appel d’organisations de la société civile, selon des images de l’événement retransmises en direct sur les réseaux sociaux.

« À bas les impérialistes », « À bas les terroristes et leurs sponsors », « Vive l’AES ! » criaient-elles au centre culturel Djado Sékou où une photo du général Sadio Camara était accrochée en face du public.

« Au peuple malien, nous disons : Vous n’êtes pas seuls, les forces vives nigériennes et de l’AES se tiennent à vos côtés et vous expriment leur solidarité pleine et entière », a déclaré Effred Mouloul, un des représentants des « Forces vives et patriotiques du Niger », nom du regroupement des organisations de la société civile.

(Avec AFP)

Article écrit publié en premier sur JeuneAfrique.Com

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