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Au Niger, libération du patron de presse Ali Soumana, après quatre mois de détention préventive

Le Premier ministre du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, aux Nations Unies, le 27 septembre 2025. © CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Publié le 23 janvier 2026 Lecture : 1 minute.

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Dans un article publié fin août 2025, l’hebdomadaire nigérien Le Courrier avait évoqué une affaire de « fraude de cigarettes » portant sur « plusieurs milliards de francs CFA » (plusieurs millions d’euros), citant plusieurs personnalités, dont le Premier ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine, qui avait porté plainte. Le directeur du journal, Ali Soumana, avait été inculpé le 8 septembre notamment pour « diffamation et diffusion d’informations de nature à troubler l’ordre public ». Écroué à la prison de Say, à une cinquantaine de kilomètres de Niamey, le journaliste était également accusé d’ »atteinte à la dignité humaine ».

« Ali Soumana a été libéré hier soir (jeudi) de la prison après plus de quatre mois de détention », a indiqué à l’AFP la rédaction de son  journal. On ignore pour le moment les circonstances de sa libération.

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Treize journalistes arrêtés en 2025

Selon l’ONU, 13 journalistes dont Ali Soumana avaient été arrêtés en 2025 sous des accusations de diffamation, d’atteinte à la sécurité nationale et de complot contre l’autorité de l’État, en vertu de la loi révisée sur la cybercriminalité adoptée en juin 2024.

En juin, deux journalistes de la radio privée Sahara FM, arrêtés début mai à Agadez (nord), ont été incarcérés pour « atteinte à la défense nationale » et « complot contre l’autorité de l’État ». En septembre, la justice nigérienne avait condamné à 30 mois de prison de ferme Hassane Zada, journaliste et figure de la société civile, pour « propos injurieux » à l’encontre du chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani.

En novembre, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, avait appelé les autorités du Niger à libérer tous les journalistes détenus dans le pays et « mettre fin à toutes les procédures qui excèdent les limites strictes fixées par le droit international » en matière de droits humains.

(Avec AFP)

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Jeune Afrique

Article écrit publié en premier sur JeuneAfrique.Com

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