Candidature de Macky Sall à l’ONU : un collectif sénégalais s’insurge
Publié le 7 mars 2026 Lecture : 2 minutes.
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Un collectif se présentant comme des victimes de la répression sous l’ex-président sénégalais Macky Sall a annoncé, vendredi 6 mars, s’opposer à sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU, l’accusant de « crimes de sang et économiques ».
Macky Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, est accusé par les nouvelles autorités d’avoir réprimé les violentes manifestations politiques qui ont fait, entre 2021 et 2024, des dizaines de morts et d’avoir dissimulé des chiffres économiques importants, comme la dette publique.
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Sa candidature pour le poste de secrétaire général de l’ONU n’a pas été soumise par son pays, le Sénégal, comme c’est souvent l’usage, mais par le Burundi, qui assure actuellement la présidence tournante de l’Union africaine (UA).
Macky Sall « ne mérite pas d’être secrétaire général de l’ONU », s’est insurgé Pape Abdoulaye Touré, un responsable du collectif des Familles de martyrs, lors d’une conférence de presse. Macky Sall veut « se réfugier à l’ONU » pour échapper à des poursuites judiciaires, a-t-il ajouté.
« Nous ne pouvons pas accepter que l’ONU soit une « blanchisserie » de crimes de sang et de crimes économiques », a renchéri le député du parti au pouvoir Guy Marius Sagna, qui a annoncé une « campagne nationale et internationale » contre la candidature de Macky Sall.
Rayonnement diplomatique
De nombreuses formations politiques et personnalités ont réclamé ces derniers jours que le Sénégal soutienne la candidature de l’ancien président, afin de promouvoir le rayonnement diplomatique du pays. Mais le ministre des Affaires étrangères, Cheikh Niang, a déclaré jeudi 5 mars à la presse locale que le Sénégal « n’a pas été associé à cette démarche ».
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Les nouvelles autorités sénégalaises, au pouvoir depuis avril 2024, avaient annoncé en août 2025 avoir ouvert des enquêtes « sur les crimes contre l’humanité » présumés commis lors des violences entre 2021 et 2024 sous Macky Sall.
Au moins 65 personnes avaient été tuées – dont 51 par balles, en grande majorité des jeunes– entre mars 2021 et février 2024, pendant des manifestations à l’appel de l’opposition, selon le bilan établi par un collectif qui réunit des journalistes et des scientifiques. Nombre de jeunes avaient aussi été blessés ou placés en détention. Des responsables parmi les nouvelles autorités avancent un nombre de morts plus élevé : jusqu’à plus de 80.
Une loi d’amnistie couvrant ces violences avait été adoptée en mars 2024. Le Conseil constitutionnel a toutefois estimé en avril 2025 que ces crimes présumés sont « imprescriptibles » et peuvent être jugés.
(avec AFP)
Article écrit publié en premier sur JeuneAfrique.Com

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