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Destination Benin : Bonou, mine touristique et cultuelle en pays wémè, au cœur de l’univers des forêts et des singes à ventre roux

Destination Bénin

Bienvenue dans la commune d’origine de « Gbesso Wémèton», le talentueux artiste de la musique traditionnelle béninoise!

Bienvenue dans la localité du Sud-Ouest du Bénin qui est le cœur de la production de la patate douce et de la pêche du poisson tanche ! 

On est bien dans la commune où les singes à ventre roux de la forêt classée de Gnanhouizoumè continuent de révéler la beauté et la diversité de la faune béninoise, Bonou !

Localité du Sud-Ouest du Bénin située dans le département de l’Ouémé, la commune dirigée depuis le début de la quatrième mandature de l’ère de la décentralisation par le Maire Thierry Sonagnon TOLEGBE a une histoire qui est intimement liée aussi bien aux razzias menées par les souverains du royaume de Danxomè pour la prospérité et l’extension de l’influence de leur territoire qu’aux exactions que perpétraient les Yorubas du royaume d’Oyo. Premiers habitants et ethnie majoritaire de la commune de Bonou, les wémènous en vinrent alors à se dire que leur unique moyen d’échapper aux multiples affres de leurs différents persécuteurs, était de se mettre à l’abri, dans les zones humides dont l’accès serait moins aisé pour ces derniers. C’est ainsi qu’ils devinrent les premiers migrants à rejoindre les terres de actuelle commune de Bonou. Prudence étant mère de sûreté, ils se concertèrent cependant et résolurent alors de toujours parler à voix basse afin que nul ne découvre le secret de leur présence sur leur nouvelle terre d’accueil. C’est ainsi que naquit le mot d’ordre «Mi bɔ nû ba nɔn fi» qui signifie littéralement en langue wémè, «Veuillez garder vos bouches fermées afin de pouvoir demeurer ici». A force d’être répétée,  cette phrase en vint finalement à se résumer à  « Bo nou» qui  est aujourd’hui le nom de cette localité où vivent désormais en plus des wémènous, les Fons, les Mahis, les Nagos, les Holli, les Yoruba et autres. 

Située dans le département de l’Ouémé entre 6°72’ et 6°95’ latitude Nord et entre 2°15’et 2°40’ longitude Est, la commune de Bonou est limitée au Nord par la commune de Ouinhi, au Sud par la commune d’Adjohoun, à l’Est par les communes de Sakété et d’Adja-Ouèrèet et à l’Ouest par les communes de Zê et de Zogbodomè. D’après les données de l’insae issues du Recensement Général de la Population et de l’Habitat réalisé en 2013, elle couvre une superficie de 250 km² que se partagent  34 villages regroupés au sein des  arrondissements : Affamè, Atchonsa, Bonou, Damè-Wogon et Hounviguè avec une population estimée, à l’époque, à  44 349 personnes.

Terre de culture nantie d’un immense potentiel touristique ainsi que de nombreux autres atouts, la commune de Bonou tire aussi une grande partie des ressources nécessaires à son développement de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage et de l’exploitation de ses carrières de sable. À côté de la forêt classée de Bonou et de ses nombreuses forêts sacrées qui se dressent dans les localités  de  Sologbozoun, de Gnahouizoumè et de Gbèvor, le  « Minta kɔn» encore appelée site du commandant Faurax, la plaine inondable de Houêdagbo, la source thermale d’Atchabita, le cours d’eau mystique du Sota, le jardin botanique de Titikpa, les constructions sur pilotis appelées  « wojihɔs » et le site de combat de Dogba en font un centre d’intérêt majeur dans la mise en œuvre du volet tourisme du Progrmme « Le Bénin Révélé”.

Le tableau culturel de la commune de Bonou n’est pas moins fourni aussi. La célébration annuelle du culte des ancestres et surtout le « Wémèxwé » en constituent des moments de communion  privilégiés. À ces occasions où la danse  « Sato » est valorisée au même titre que d’autres rythmes tels que le « gbédjokouhoun » et  le « Assikolayé » de Feu Adrien HOUNKPATIN alias «Gbesso Wémêton » , l’art culinaire de cette cité des wémènous au sein de laquelle règne une homogénéité linguistique autour du wémêgbé, se laisse découvrir et savourer à travers des mets tels que la patate douce de la plaine inondable de Houèdagbodji, le  « zankpiti », pâte de farine de maïs et mélangée avec du haricot dont la saveur est rehaussée par les condiments, le  « Téounguida » ou sauce de feuille du manioc au poisson fumé souvent accompagnée de pâte de maïs récyclée, la sauce graine au poisson frais accompagnée de la pâte de maïs, du  « Akpada » ou sauce du niébé au poisson fumé généralement consommé avec des boules d’akassa ou avec la pâte de maïs ou encore la sauce graine au poisson frais rehaussée avec du crin crin qui s’associe avec la pâte de maïs pour le plus grand bonheur des papilles gustatives.

Mais en plus de tout ceci, les fétiches  « Oro » et « zangbéto » sont partie intégrante de la culture de la commune de Bonou. Les origines du fétiche  « Oro » qui est plus l’apanage des peuples Holli et Nagos, renvoient au Nigéria. Son rôle à en croire ses adeptes, est de chasser les mauvais esprits qui circulent dans l’air et propagent des maladies. Les diverses manifestations entrant en ligne de compte pour sa célébration, durent généralement 17 jours chaque année même si les populations de Bonou en général et surtout les femmes et les hommes non initiés doivent se conformer rigoureusement à ses prescriptions au quotidien. Quand au zangbéto qui signifient littéralement  « chasseur ou gardien de nuit », on peut en associer les origines au royaume de Porto-Novo et à l’ethnie Goun. C’est une société secrète très respectée qui vit le jour au XVIIIè siècle et dont la mission est fondamentalement d’assurer la sécurité des populations.

Dans l’univers de la mise en œuvre du PAG, plusieurs réalisations ont été menées dans la commune de Bonou. Du pont en béton armé réalisé dans la localité de Tovègbamey sur un linéaire de 60 mètres aux cantines scolaires qui ont impacté plusieurs écoles en passant par l’électrification du village Adido par un système solaire photovoltaïque, le démarrage du Micro-crédits Alafia et le volet assurance maladie du projet ARCH sans oublier l’adduction d’eau villageoise de Damè-Wognon, la commune de Bonou aussi compte nombre de symboles qui témoignent de l’effectivité de la renaissance actuellement en cours au Bénin.

Entre autres ressortissants de la commune de Bonou dans le concert des cadres, personnalités et célébrités du Bénin, on peut citer Pascal TODJINOU, syndicaliste de renom et ancien président de la CENA; Isidore D. ZINSOU, opérateur économique et ancien maire de Bonou, Julien AFOHOUNGBA, ancien maire de la commune;

Cet article est un contenu du site web Gouv.bj

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