Gestion publique

Emission « 90MN pour convaincre » de dimanche dernier : Des performances agricoles et de nouveaux challenges évoqués

L’agriculture béninoise connaît de grandes mutations depuis 2016 grâce aux réformes initiées par le gouvernement du Président Patrice TALON. Un envol qui mérite d’être renforcé  et perpétué. Sur la Radio nationale le dimanche 13 juin 2021, deux sachants, le Directeur de cabinet du Ministère de l’agriculture de l’élevage et de la pêche, le Directeur général du Fonds National pour le Développement de l’Agriculture (FNDA) ont scruté le thème : « La Campagne agricole 2021- 2026, les impératifs ». Ils ont mis en lumière les programmes du quinquennat. Plusieurs d’autres points importants ont été abordés.

D’entrée, les deux invités de l’émission sont revenus sur la cherté des produits vivriers en cours actuellement au Bénin. Sur cette question qui taraude l’esprit du consommateur béninois, le Directeur de cabinet du MAEP, Monsieur Dossa AGUEMON a souligné que c’est une tendance régionale, voire mondiale sans avoir occulté la problématique de Covid-19. Les produits béninois sont aussi convoyés hors des frontières nationales. « Nos produits ont beaucoup voyagé vers les pays du Sahel. Au-delà de la crise sanitaire, la question sécuritaire, le terrorisme ont affecté la production alimentaire dans le Sahel et ils ont besoin de recourir à d’autres produits », a-t-il dit.

Pour le Directeur général du Fonds National du Développement de l’Agriculture (FNDA), Monsieur Valère HOUSSOU, le déficit pluviométrique enregistré a beaucoup joué sur les produits. La campagne agricole 2020-2021 a justifié la pertinence des actions qui se mènent par le gouvernement. En effet, les derniers résultats agricoles ont été aussi possibles grâce aux paysans, selon  le Directeur de Cabinet. « D’abord, il faut rendre hommage aux producteurs. C’est eux qui décident », a-t-il reconnu avant de déclarer que la réforme a été entamée depuis 2016 et a permis de transformer le cadre institutionnel de développement du secteur agricole avec la séparation des fonctions régaliennes et des fonctions de promotion des filières. Sur ce dernier point, des Pôles de développement ont été créés. A partir de ce moment, il faut noter que l’action publique a été démocratisée, a-t-il ajouté.

En outre, avec la naissance de la réforme, on a une diversité de filières dites prioritaires à chaque pôle. Par exemple le Pôle Malanville/Karimama c’est le riz et le maraîchage, Kandi c’est le coton, bétail,… « Il y a des filières qui sont ciblées par la politique publique », a reprécisé Dossa AGUEMON. À en croire le DG/FNDA, son institution a facilité le financement au niveau des différents acteurs qui devaient se présenter au niveau des banques et institutions de SFD partenaires. « Le FNDA a été aussi déterminant dans les résultats obtenus », s’est réjoui Monsieur Valère HOUSSOU.

Baisse de productions

Les deux invités ont également abordé les raisons qui sous-tendent la légère baisse de production halieutique. À cet effet, la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 n’a pas été occultée. Le DG/FNDA a fait savoir que ce pan de la question est important. « Ce contexte n’a permis le travail en groupe surtout quand on sait qu’il a nécessité du respect des gestes barrières. La question de changement climatique », a-t-il expliqué. Pour le DC/MAEP, sur la question de la production piscicole, on dépend pour l’heure, un peu de l’extérieur pour avoir de la provende. Par ailleurs, abordant la capacité de production du coton par le Bénin, le record qu’il détient d’ailleurs depuis trois ans, le DG Valère HOUSSOU a relevé un point important en ce qui concerne le gain des producteurs. « Dire que l’essentiel des revenus des cotonculteurs va dans l’alimentation n’est pas très juste. Des contonculteurs financent des grandes études de leurs enfants », a-t-il évoqué. Quant au DC/MAEP, quand on parle de sécurité alimentaire, on est dans une approche globale. « Donc l’argent se convertit pour avoir ce qu’on veut acheter. Le bassin cotonnier aujourd’hui, c’est aussi le bassin du maïs », a-t-il évoqué.

Financement de la campagne agricole 2021-2022

Le gouvernement du Président Patrice TALON ne démord pas en ce qui concerne le financement de l’agriculture. Mais le financement de la campagne agricole en cours ne se fera pas de façon fantaisiste ou plaisante. « On finance un projet, on ne finance pas des individus. L’essentiel de nos producteurs agricoles n’ont pas été suffisamment préparés pour permettre aux banques d’injecter la cagnotte qui a été prévue pour faciliter la campagne écoulée. Une chose est d’avoir le projet, l’autre chose est de le défendre. Dans le montage du projet, les ATDA sont là pour l’accompagnement, sur le plan technique et le suivi », a fait noter le DG/FNDA, pour signifier la rationalité de tout ce qui se fait dans le domaine. Pour lui, on est dans un changement de comportement. Il n’a pas manqué d’évoquer le sérieux qui devrait être de mise pour ne pas revivre la même situation.

« Avant le FNDA, le Bénin a connu une expérience dans les années 70 qui a échoué dans les années 80. Ça s’appelle la Caisse Nationale de Crédit Agricole (CNCA). Le FNDA n’est pas un projet. Il est parti pour durer au moins 100 ans et nous préparons la grande masse », a dit le Directeur général. Il est nécessaire tout de même de noter que cette initiative du gouvernement a suscité d’engouement « En 2021, nous avons 500 PMI agricoles qui sont en train d’être accompagnés pour avoir le financement. Nous sommes en train d’accompagner 350 entreprises agricoles. Ce n’est pas encore la grande masse », a-t-il ajouté.

En outre, la campagne agricole 2021-2022 met en priorité le maraîchage urbain et périurbain. Cela a suscité la curiosité de plus d’un. Le Directeur de cabinet du Ministère de l’agriculture a levé l’équivoque. « Nous sommes déficitaires globalement sur les produits maraîchers au Bénin. Il faut qu’aujourd’hui nos produits se retrouvent dans les rayons. L’idée pour le gouvernement est à la fois d’enrichir le producteur et de s’assurer que les produits de base qui entrent dans nos consommations soient aussi assurés », a-t-il martelé. Dans ce sens, tout a été déjà prévu la réussite. « On ne peut pas avoir une agriculture attrayante si on ne crée pas assez de la matière pour induire la consommation locale », a souligné Monsieur HOUSSOU.

Cet article est un contenu du site web Gouv.bj

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