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Proches de Denis Sassou Nguesso accusés de corruption : le ministre Thierry Moungalla dénonce une « entreprise de démolition permanente »

Publié le 5 février 2026 Lecture : 2 minutes.

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 Le 12 mars prochain, les quelque 2,5 millions d’électeurs Congolais sont appelés aux urnes pour les élections présidentielles. L’actuel chef de l’État, Denis Sassou Nguesso, devrait officiellement annoncer sa candidature ce 5 février. À 82 ans, il est en lice pour un cinquième mandat d’affilée. Le dernier que lui autorise l’actuelle Constitution.

Face à lui, un seul candidat s’est pour l’instant officiellement déclaré : Anguios Ngangua-Engambé, président du Parti pour l’action de la République (PAR). En lice pour la troisième fois consécutive à la fonction suprême, l’opposant ne pèse cependant que fort peu : il n’a jamais dépassé jusqu’à présent 0,2 % des suffrages.

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D’autres ont fait mine de vouloir y aller, ces derniers mois, de Frédéric Bintsamou, plus connu sous le nom de Pasteur Ntoumi, au jeune leader de 34 ans du Mouvement Républicain (MR), Destin Gavet, en passant par Dave Mafoula, leader des Souverainistes, déjà candidat en 2021. Aucun n’a cependant, jusqu’à présent, déposé sa candidature.

À mesure que les principaux partis d’opposition hésitent encore quant à la marche qu’ils doivent suivre pour ce scrutin, entre coalition et boycott, la victoire de Denis Sassou Nguesso dans quelques semaines ne semble souffrir d’aucune contestation.

Et ce, même si le camp présidentiel n’est pas à l’abri de se faire rattraper par d’anciennes affaires judicaires. À l’image de la plainte examinée depuis la fin de janvier par le parquet norvégien, dans une affaire de corruption qui toucherait l’entourage du président congolais.

« Une opération supplémentaire de décrédibilisation », affirme Thierry Moungalla, incontournable ministre de la Communication depuis plus de dix ans. Dans l’entretien en vidéo qu’il a accordé à Jeune Afrique, celui qui est aussi le porte-parole du gouvernement a également tenu à rappeler l’absence de poursuite à l’encontre de « quelques Congolais » dans cette affaire.

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Ce fidèle parmi les fidèles du président Denis Sassou Nguesso préfère insister sur les échéances électorales à venir et leur bonne tenue. Il assure ne pas craindre l’usure du pouvoir qui pourrait guetter son champion, mettant au contraire en avant l’expérience de celui qu’il qualifie de « commandant qui tient la barre » en ces temps troublés. Il défend également un « sage » qui sait se faire écouter par ses pairs du continent.
L’intégralité de l’interview est à visionner ci-dessus.

Olivier Caslin Journaliste à Jeune Afrique, spécialiste des questions internationales

Article écrit publié en premier sur JeuneAfrique.Com

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