
Publié le 24 mars 2026 Lecture : 2 minutes.
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L’accord, signé le 24 mars à Accra par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, et la vice-présidente du Ghana, Jane Naana Opoku-Agyemang, vise à renforcer la coopération dans des domaines tels que la lutte contre le terrorisme, le partage de renseignements et la gestion des crises.
Il intervient alors que les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, dont le Ghana, cherchent à empêcher la propagation de la violence depuis les pays du Sahel où des groupes armés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique ont intensifié leurs attaques ces dernières années.
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Le Sahel, « épicentre » du « terrorisme », concentre pour la troisième année consécutive près de la moitié des décès liés à ces violences dans le monde en 2025, selon le dernier Indice mondial du terrorisme publié la semaine dernière.
Programme de sécurité de 50 millions d’euros
« Ce partenariat nous permet de travailler plus étroitement dans des domaines qui comptent pour la sécurité de nos citoyens, tant en Europe qu’au Ghana », a déclaré Kaja Kallas, qualifiant cet accord de premier du genre entre l’UE et un pays africain.
Cet accord s’inscrit dans le cadre d’un programme de soutien plus large de l’UE démarré en 2023, d’un montant de 50 millions d’euros, comprenant la fourniture d’équipements de sécurité et de renseignement au Secrétariat du Conseil national de sécurité du Ghana.
À l’issue de la signature, l’UE a remis au Ghana du matériel militaire dont des drones de surveillance, des canons anti-drones et des motos.
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« Face à ces défis, des partenariats comme celui-ci sont essentiels pour protéger des vies et maintenir la paix et la stabilité », a affirmé la vice-présidente ghanéenne pour qui cet accord renforcera la capacité du pays à répondre aux menaces émergentes.
Risque d’infiltration
« La nature des défis en matière de sécurité continue d’évoluer, ce qui exige une collaboration plus étroite et un renforcement des capacités des agences de sécurité », a expliqué le coordinateur de la sécurité nationale du Ghana, Osman Abdul-Razak.
L’UE a renforcé son soutien aux pays du golfe de Guinée alors que les groupes jihadistes s’étendent vers le sud, exploitant la porosité des frontières.
Si le Ghana a largement échappé aux attaques majeures, les autorités ont mis en garde à plusieurs reprises contre les risques liés à l’infiltration d’extrémistes et aux réseaux criminels transnationaux opérant dans toute la région.
(Avec AFP)
Article écrit publié en premier sur JeuneAfrique.Com