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Le ministère du Commerce présente les raisons de la hausse des prix des céréales dans les marchés

En rapport à ce désarroi des ménages, les services du ministère du Commerce et de l’Industrie ont consenti à en apporter des explications. En réalité, au ministère, il n y a ni surprise, ni étonnement face à cette situation ; le Bénin étant dans une économie libérale.

erge Ahissou, ministre du Commerce et de l’Industrie | Photo : © Benin Web TV

(Bénin Révélé Mag) –  A la surprise générale des populations du Bénin, les coûts de denrées de grande consommation ont connu une augmentation qui déconcerte. Ainsi par exemple, dans les marchés, en l’espace de deux mois seulement, le kilogramme de voandzou vendu à 750 F.Cfa est passé à 900 F.Cfa, le kilogramme du haricot lui, est passé en trois mois, de 500 F.Cfa à 700 F.Cfa. Les ménagères dépensent ainsi désormais, un peu plus d’argent, pour se procurer ces produits céréaliers. Une situation qui a provoqué l’émoi de certains consommateurs.

En rapport à ce désarroi des ménages, les services du ministère du Commerce et de l’Industrie ont consenti à en apporter des explications. En réalité, au ministère, il n y a ni surprise, ni étonnement face à cette situation ; le Bénin étant dans une économie libérale.

Selon les explications de Marius Konsago, directeur de la Promotion du commerce intérieur, c’est tout à fait normal qu’à une certaine période, il y ait une hausse de prix de certains produits, d’après lui. Cette fluctuation s’explique par le fait que la plupart des produits sont cultivés au Nord du Bénin où les récoltes de la saison passée sont presque terminées.

Il affirme alors qu’« on produit pour la nouvelle saison, c’est naturel dans une économie de marché que quand l’offre diminue, le prix augmente ». Il faut noter que la hausse des prix des produits est l’œuvre des commerçants. Ils achètent et stockent les produits pour les revendre cher en début de la saison.

Cependant, et clarifie Marius Konsago, les produits stratégiques tels que les produits pétroliers et ceux destinés à l’exportation, à savoir le coton, l’acajou, le karité, les produits pharmaceutiques, etc. sont encadrés selon la valeur que l’Etat accorde à ces différents produits.

Aussi, d’après les explications de cadres du ministère, le marché du Nigeria avec une forte demande pourrait expliquer une exportation incontrôlée des produits de grande consommation du Bénin vers l’Est. Ils n’y trouvent pas d’inconvénients, mais plutôt encouragent la pratique. Car, l’exportation des produits du Bénin vers le Nigeria va attiser la production locale et aura pour avantage, l’arrivée de nouvelles productions.

Le collaborateur du directeur de la promotion du commerce intérieur, Alexandre Adjignon, fait observer quant à lui, quelques causes inhérentes à la hausse du prix des produits agricoles. Selon lui, il faut aussi prendre en compte, le phénomène de l’exode rural dont la première conséquence est la baisse de la production ; la faible pluviométrie qui n’est plus favorable à la production ; les techniques culturales très archaïques qui fatiguent les agriculteurs, notamment les bras valides qui s’intéressent désormais à d’autres activités dans les milieux urbains et périurbains.

Par Bénin Révélé Mag

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