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Les États-Unis « collaborent toujours » avec les armées du Burkina Faso, du Mali et du Niger

Publié le 26 janvier 2026 Lecture : 3 minutes.

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L’armée américaine accroît ses livraisons de matériel et le partage de renseignements avec le Nigeria, dans le cadre d’une stratégie visant à traquer les jihadistes de l’État islamique en coopération avec les forces armées africaines, a assuré le lieutenant-général John Brennan, commandant adjoint du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom), dans un entretien accordé à l’AFP. Le Pentagone maintient également une coopération sécuritaire avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger, dirigés par des juntes militaires, a-t-il précisé, en marge de discussions sécuritaires entre les États-Unis et le Nigeria à Abuja qui se sont tenues la semaine dernière.

Cette annonce d’un renforcement de la coopération sécuritaire intervient après les pressions diplomatiques exercées par Washington sur Abuja concernant les violences perpétrées par des jihadistes et autres groupes armés mais aussi alors que l’armée américaine devient « plus agressive » dans la poursuite de membres de l’État islamique (EI) en Afrique, a expliqué le haut gradé américain.

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« Nous ne cherchons pas à établir des bases à long terme dans des pays d’Afrique de l’Ouest »

Dans la région du Sahel, le général américain a indiqué que les États-Unis « collaborent toujours » avec les gouvernements issus de juntes militaires au Burkina Faso, au Mali et au Niger, malgré la suspension partielle de leur coopération sécuritaire après les coups d’État menés entre 2020 et 2023. « Nous collaborons toujours. Nous avons même partagé des informations avec certains d’entre eux pour frapper des cibles terroristes clés, a-t-il dit. Nous parlons toujours à nos partenaires militaires dans les États sahéliens, même si ce n’est pas officiel. »

Le responsable de l’Africom a également indiqué que les États-Unis ne cherchent pas à remplacer leurs bases au Niger après l’expulsion de leurs troupes par la junte. « Nous ne cherchons pas à créer une base de drones n’importe où », a-t-il déclaré en référence à l’arrêt des opérations américaines à Agadez, au Niger. « Nous ne cherchons pas à établir des bases à long terme dans des pays d’Afrique de l’Ouest », a affirmé le général américain.

Sous l’administration du président américain Donald Trump, « nous sommes devenus beaucoup plus agressifs et nous travaillons avec des partenaires pour cibler de manière cinétique les menaces, principalement l’EI », a-t-il ajouté. « De la Somalie au Nigeria, les problématiques sont liées. Nous essayons donc de les démanteler et de fournir aux partenaires les informations dont ils ont besoin. Il s’agit davantage de renforcer les capacités des partenaires, puis de leur fournir des équipements et des moyens avec moins de restrictions afin qu’ils puissent être plus efficaces. »

« Le renseignement américain ne se limitera pas à la protection des chrétiens »

La réunion à Abuja a eu lieu près d’un mois après des frappes conjointes menées le jour de Noël contre des cibles liées à l’EI dans le nord-ouest du Nigeria. La coopération des deux armées s’inscrit également dans un contexte de pression diplomatique de Washington, le président américain dénonçant ce qu’il qualifie de « génocide » et de « persécution » des chrétiens. Ces accusations sont rejetées par le gouvernement nigérian et par la majorité des experts, qui estiment que les attaques dans le pays visent indistinctement des civils musulmans et chrétiens. Lors des discussions à Abuja, Allison Hooker, secrétaire d’État adjointe américaine aux affaires politiques, a exhorté le gouvernement nigérian à « protéger les chrétiens », dans un discours ne mentionnant pas les victimes musulmanes des groupes armés.

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John Brennan a assuré que le renseignement américain ne se limiterait pas à la protection des chrétiens. Il a précisé qu’après les frappes américaines dans l’État de Sokoto (nord-ouest) à Noël, le soutien des États-Unis se concentrerait sur le partage de renseignements pour appuyer les frappes aériennes nigérianes dans cette région, ainsi que dans le nord-est, où une insurrection jihadiste menée par Boko Haram et sa faction dissidente, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), sévit depuis 2009. L’ISWAP est « notre groupe le plus préoccupant », a souligné le général américain.

(Avec AFP)

Article écrit publié en premier sur JeuneAfrique.Com

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