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L’ex-ministre Sakinatou Abdou Alpha Orou Sidi livre sa part de vérité dans le procès de l’affaire Icc services

L’ex-ministre chargée de la Microfinance dit ne rien savoir de l’affaire des structures illégales de collecte et de placement d’argent dont Icc services qui a opéré de 2006 à 2010. Mieux, jusqu’à son départ du gouvernement, elle n’a non plus été informée par aucun des services techniques de son ministère qui avait entre autres attributions de promouvoir le développement des structures de microfinance.

Sakinatou Abdou Apha Orou Sidi, ancienne ministre chargée de la Microfinance | Photo : labonnegouvernance.com

(Bénin Révélé Mag) – Le 28 décembre 2018, dans le cadre du procès de l’affaire Icc services, qui était parvenu à sa neuvième journée, Sakinatou Abdou Apha Orou Sidi, ancienne ministre chargée de la Microfinance, était à la barre pour déposer devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). En sa qualité de ministre chargée de la Microfinance au moment des faits, elle a livré sa part de vérité à la cour de céans.

L’ex-ministre chargée de la Microfinance dit ne rien savoir de l’affaire des structures illégales de collecte et de placement d’argent dont Icc services qui a opéré de 2006 à 2010. Mieux, jusqu’à son départ du gouvernement, elle n’a non plus été informée par aucun des services techniques de son ministère qui avait entre autres attributions de promouvoir le développement des structures de microfinance.

Il avait été dénombré 800 institutions de microfinance (Imf) dont le gros lot s’est installé illégalement. Mais, le volet surveillance et contrôle de ces Imf relevait surtout, à l’aune de la règlementation en vigueur, du ministère de l’Economie et des Finances, précise Sakinatou Alpha Abdou Orou Sidi. Il revenait donc à ce ministère, à travers la cellule de surveillance des structures et institutions de microfinance décentralisées, de fermer les structures qui s’installaient hors réglementation. L’ex-ministre Sidi explique à la cour que l’Etat n’autorise jamais l’installation d’une Imf au mépris de la réglementation en la matière.

Mais avant son passage, la cour a invité à la barre les sieurs Pépin Adjovi, commissaire central de Porto-Novo et directeur départemental par intérim de la Police nationale dans l’Ouémé-Plateau, au moment des faits; le commandant de la Brigade économique et financière (Bef), Dieudonné Lissagbé, alors en charge de la commission d’enquête policière, le commandant Mohamed Saké qui a dirigé la commission d’enquête de la gendarmerie nationale et le major de la gendarmerie, Barnabé Adounsiba, membre de la commission d’enquête de la gendarmerie.

Ces quatre personnes dont Dieudonné Lissagbé et Barnabé Adounsiba qui ont déposé jusqu’ici en qualité de sachants, ont vu leur statut changer pour devenir des témoins à la demande des avocats de la partie civile et de la défense. Cela, au motif que la plupart des sachants qui défilent à la barre depuis le début du procès ne disent pas la vérité afin de permettre à la cour d’avancer, observe Me Gustave Anani Kassa, avocat des victimes, qui a fait les observations à la cour au nom de ses collègues.

Edouard Cyriaque Dossa, président de la Cour de céans, a donné droit à cette demande et obligé ces quatre hommes en armes à prêter serment pour dire la vérité et rien que la vérité. Il a surtout été question avec Pépin Adjovi, Mohamed Saké, Barnabé Adounsiba et Dieudonné Lissagbé, de la manière dont ont été opérées les différentes perquisitions au domicile de l’accusé Emile Tégbénou et leurs résultats.

Par Laurent Adjovi, Bénin Révélé Mag

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