Bénin Révélé Mag

L’influenceur algérien Imad Tintin toujours dans le collimateur de la justice française

Publié le 12 mars 2026 Lecture : 2 minutes.

Fichier généré le

Il est apparu pour la première fois dans l’actualité au début de l’année 2025, aux côtés d’autres Algériens ou Franco-Algériens actifs sur les réseaux sociaux comme les influenceurs Sofia Benlemmane, Doualemn et Zazou Youssef. Et comme eux, Imad Tintin, de son vrai nom Ould Brahim, se voyait reprocher par la justice française d’avoir tenu des propos problématiques appelant à la violence. Dans son cas, les juges ont même estimé que ses déclarations pouvaient relever de la « provocation à un acte terroriste ».

Des affaires d’autant plus embarrassantes qu’elles intervenaient dans un contexte de vive tension diplomatique entre les deux pays, qu’Alger estimait en grande partie imputable au ministre français de l’Intérieur de l’époque, Bruno Retailleau.

la suite après cette publicité

La préfecture conteste l’avis des juges

Depuis, ce dernier a quitté le gouvernement – et prépare sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 – et son successeur Laurent Nuñez, qui s’est rendu en Algérie en février 2026 et y a rencontré le président Abdelmadjid Tebboune, affiche clairement sa volonté de rétablir la relation.

La situation des quatre influenceurs, elle, continue de suivre son cours judiciaire. Le 10 mars, celle d’Imad Tintin a connu un rebondissement rapporté par la presse régionale : fin février, le tribunal administratif de Grenoble, où il réside avec sa femme française et leur enfant, a ordonné à la préfecture de l’Isère de lui délivrer le certificat de résidence qu’il avait demandé.

« Menace » plutôt que « provocation terroriste »

Une nouvelle étape dans le bras de fer entre l’influenceur et les autorités administratives qui, depuis son arrivée en France en 2021, lui ont déjà signifié plusieurs obligations de quitter le territoire français (OQTF), dont la plus récente date de 2025.

Entretemps, la justice s’est aussi penchée sur le fond de l’affaire et a estimé que les propos d’Imad Tintin sur TikTok ne relevaient pas de la « provocation à un acte de terrorisme » mais de la « menace ». Comme plusieurs autres influenceurs, il proférait en effet des propos agressifs à l’égard des Algériens – en particulier ceux de la diaspora – hostiles à la politique de leur pays. L’affaire s’est finalement soldée par une condamnation à une simple amende de 450 euros, assortie d’un sursis.

la suite après cette publicité

La préfecture de l’Isère n’en a pourtant pas fini avec Imad Tintin : dès l’annonce de la décision du tribunal administratif, elle a fait part de son intention de faire appel.

Article écrit publié en premier sur JeuneAfrique.Com

Quitter la version mobile