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Présidentielle en Centrafrique : Anicet-Georges Dologuélé revendique sa victoire face à Faustin-Archange Touadéra

L’opposant centrafricain Anicet Georges Dologuélé, en 2016 à Paris. © Vincent Fournier/JA

Publié le 3 janvier 2026 Lecture : 1 minute.

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Candidat pour la troisième fois consécutive, après avoir terminé deux fois dauphin du président sortant, en 2016 et en 2021, Anicet-Georges Dologuélé affrontait une nouvelle fois Faustin-Archange Touadéra, favori pour un troisième mandat, lors du quadruple scrutin organisé dimanche 28 décembre 2025 (présidentielle, législatives, municipales et régionales).

« Le MCU [Mouvement cœurs unis, parti au pouvoir] est en chute libre dans 17 des 20 préfectures et en recul net à Bangui. Cela veut dire que j’ai gagné ces élections », a déclaré le principal opposant centrafricain lors d’une conférence de presse vendredi 2 janvier, revendiquant par là-même sa victoire à la présidentielle, dont les résultats provisoires sont attendus le 5 janvier.

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« Tentative méthodique de tripatouillage »

Anicet-Georges Dologuélé a affirmé que son parti avait déployé 10 000 représentants à travers le pays, qui ont procédé à des « collectes méthodiques » de données lui permettant d’avancer ces chiffres. Il a dénoncé une « tentative méthodique de tripatouillage des résultats, avec la complicité active ou passive de segments de l’Autorité nationale des élections et sous pression directe du pouvoir », pour favoriser Faustin-Archange Touadéra. Sans donner de détails, il a assuré disposer de « preuves » pour étayer ses propos.

« L’URCA [Union pour le renouveau centrafricain, parti de Dologuélé] n’acceptera pas une fois de plus que le peuple soit privé de son choix », a lancé l’opposant lors de sa conférence de presse. « Je l’ai accepté deux fois, cette fois je ne l’accepterai pas », a-t-il ajouté, en référence aux deux précédents scrutins présidentiels, entachés de soupçons de fraude.

Anicet-Georges Dologuélé, se disant prêt à un recours devant les instances compétentes s’il n’était pas déclaré vainqueur, a appelé le Conseil constitutionnel à « assumer son rôle d’arbitre et de gardien de la souveraineté populaire ». Le porte-parole du parti au pouvoir a déjà annoncé une conférence de presse le 3 janvier pour contredire les affirmations de l’opposant.

(avec AFP)

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Jeune Afrique

Article écrit publié en premier sur JeuneAfrique.Com

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