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« Seules les femmes ont été laissées en vie » : dans l’ouest du Niger, des assaillants armés exécutent 16 civils

Un soldat nigérien monte la garde dans une rue près d’un marché à Banibangou, en novembre 2021. © BOUREIMA HAMA / AFP

Publié le 29 mars 2026 Lecture : 1 minute.

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« Ce sont cinq camions transportant des passagers et des marchandises qui ont été interceptés vendredi [27 mars] après-midi. Les assaillants armés ont exécuté 16 hommes », a affirmé un résident de Banibangou. Ces camions avaient quitté Niamey, capitale du Niger, et étaient en direction de Tizigorou, a-t-il ajouté, précisant que l’attaque était survenue dans un « endroit désert » non loin de Tizigorou.

Ils se rendaient à une foire hebdomadaire, et « seules les femmes ont été laissées en vie », a indiqué un habitant de Tondikiwindi, une commune voisine du département de Banibangou. Le département est situé dans la région de Tillabéri (ouest), près de la frontière avec le Mali, où opèrent des jihadistes de l’État islamique au Sahel (EIS) et du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).

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Parmi les 16 victimes figurent de « riches commerçants » locaux, a souligné le résident de Banibangou. Les assaillants ont emporté trois véhicules avec leurs chargements de marchandises et en ont brûlé un autre, a-t-il ajouté.

La situation sécuritaire « stabilisée »

Cette attaque intervient après plusieurs mois d’accalmie dans la zone de Banibangou. De nombreuses milices d’autodéfense, sous-équipées et mal formées, ont été créées dans plusieurs villages pour lutter contre les groupes armés.

Le 27 mars, le régime militaire a annoncé la création prochaine d’auxiliaires civils de l’armée pour combattre les groupes jihadistes. En dépit d’un déploiement militaire massif, la junte peine à endiguer les violences, qui frappent particulièrement la région de Tillabéri depuis 2017.

« Nous avons réussi à stabiliser la situation sécuritaire, nos vaillantes FDS (forces de sécurité) ont bien le contrôle de la situation sur le terrain, en dépit des attaques subies par notre pays », a déclaré la semaine dernière le chef de la junte nigérienne, le général Abdourahamane Tiani, dans un discours radiotélévisé.

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(Avec AFP)

Jeune Afrique

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