
Soumaïla Sounon Boke, opposant béninois. © DR
Publié le 12 mai 2026 Lecture : 1 minute.
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Interpellé le 16 décembre, Soumaïla Sounon Boké, ancien député du principal parti d’opposition, Les Démocrates (LD), avait été placé en détention provisoire le même mois. Il lui est reproché d’avoir écrit le message « C’est la fête » dans un groupe WhatsApp dans les heures qui ont suivi l’annonce de la tentative de putsch du 7 décembre 2025 visant Patrice Talon.
Il a été condamné ce mardi 12 mai à cinq ans de prison ferme et à 10 millions de F CFA d’amende (environ 15 000 euros) par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à Cotonou, pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion par le biais d’une communication électronique », selon des sources judiciaires.
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« Un verdict qui ne nous surprend guère »
« On savait qu’il prendrait lourd. C’est un verdict qui ne nous surprend guère », a confié l’un de ses proches, Seko Sounon Yacoubou. Soumaïla Sounon Boké a rejeté toute intention de soutenir les auteurs présumés de la tentative de putsch conduite par le lieutenant-colonel Pascal Tigri.
Il a affirmé que le message incriminé avait été envoyé par erreur et qu’il était destiné à une discussion privée entre anciens amis préparant des retrouvailles. Il dispose de quinze jours pour faire appel.
Ces derniers mois, plusieurs personnalités politiques ainsi que des militaires ont été écroués pour la même affaire. Le 7 décembre, des militaires avaient affirmé à la télévision nationale avoir destitué le président, Patrice Talon, qui passera la main le 24 mai à son dauphin élu Romuald Wadagni. Le putsch avait finalement été déjoué le même jour.
(Avec AFP)
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Jeune Afrique
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