Publié le 5 mai 2026 Lecture : 2 minutes.
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Au Niger, l’exploitation de l’uranium est au centre d’un bras de fer qui oppose la junte, au pouvoir depuis juillet 2023, au groupe Orano – un dossier qui illustre les tensions entre l’ex-puissance coloniale française et les militaires nigériens.
Le gouvernement d’Abdourahamane Tiani, qui répète vouloir exercer sa « souveraineté », a décrété, en juin 2025, la nationalisation forcée de la Somaïr, une filiale du groupe, puis annoncé qu’elle mettait en vente son uranium sur le marché international. Orano a riposté en engageant plusieurs procédures judiciaires.
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Imouraren au cœur du litige
Ces procédures constituent « des difficultés » pour le Niger et relèvent « quasiment d’un harcèlement judiciaire », a déclaré le colonel Ousmane Abarchi, le ministre des Mines, interrogé dans la soirée du 4 mai 2026 à la télévision d’État. « Le pays souhaite exporter un peu plus de 1 800 tonnes [de yellow cake, ou concentré d’uranium], d’une valeur d’environ 380 millions de dollars, produites depuis 2023 à la Somaïr, mais nous n’avons encore rien vendu », a-t-il affirmé.
Ousmane Abarchi a expliqué qu’Orano avait « intenté au moins une dizaine de procédures contre l’État du Niger », notamment pour contester la nationalisation de la Somaïr ainsi que la licéité du retrait de son permis de la mine d’Imouraren en 2024.
Le groupe Orano affirme, pour sa part, avoir engagé quatre procédures d’arbitrage. L’une d’elles a donné lieu à une décision en sa faveur et « interdit au gouvernement nigérien de toucher aux stocks » de la Somaïr.
La proposition du général Tiani
« Certaines sociétés et certains pays » ont manifesté leur intérêt pour ces stocks, mais « reviennent souvent sur ces questions d’arbitrage et de procédure », a ajouté Ousmane Abarchi. Le ministre a toutefois indiqué, sans plus de précision, que le Niger était « en train de discuter » avec des acheteurs « sérieux ».
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Il a également souligné que les autorités nigériennes n’avaient « pas été saisies officiellement d’une démarche » d’Orano qui souhaitait, en février dernier, engager un dialogue.
De son côté, le général Abdourahamane Tiani, le chef de la junte, s’était dit prêt à « envoyer » à la France la quantité d’uranium qui avait été trouvée sur le site de la Somaïr au moment de son arrivée au pouvoir, soit une centaine de tonnes selon lui. « Tout ce qui a été produit par la suite est nigérien et le restera », avait-il répété.
(Avec AFP)
Article écrit publié en premier sur JeuneAfrique.Com