Corruption en Afrique : état des lieux, pays par pays
Publié le 12 février 2026 Lecture : 2 minutes.
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Année après année, le constat que dresse Transparency International montre que la corruption prospère aux quatre coins du monde, malgré les discours et les promesses. L’Afrique n’y échappe pas, bien au contraire. Dans le classement 2025 de l’Indice de perception de la corruption (IPC) que vient de publier l’ONG, l’Afrique subsaharienne affiche un score global de 32 sur 100, là où la moyenne mondiale est de 42. Plus le score est élevé, moins la corruption est prégnante.
Si les réalités sont évidemment très contrastées d’un pays à l’autre, la carte ci-dessous illustre cette tendance de fond.
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Démocratie contre corruption
Sans surprise, Transparency International relève une forte corrélation entre le niveau d’ouverture de l’espace démocratique (liberté de la presse, crédibilité des scrutins, place accordée aux oppositions,…) et le niveau de corruption. « Les pays dont les scores restent faibles ou diminuent sont généralement caractérisés par des contrepouvoirs démocratiques limités ou fragilisés, une politisation des systèmes judiciaires, un abus d’influence sur les processus politiques et l’absence de protection de l’espace civique », notent les auteurs du rapport.
Et si l’arbitraire favorise la prévarication, les crises sécuritaires en sont également l’un des principaux carburants : le Soudan du Sud et la Somalie affichent les niveaux de perception de la corruption parmi les plus élevés au monde.
GenZ et lutte anticorruption : un mouvement en forme d’avertissement
À l’inverse, parmi les pays qui s’en sortent le mieux, ou dans lesquels l’indice de perception de la corruption évolue positivement d’une année à l’autre, Transparency International relève une série de bonnes pratiques à encourager. C’est en particulier le cas des Seychelles, qui a vu son score IPC bondir de 16 points depuis 2012, prouvant « qu’un système judiciaire fort peut jouer un rôle déterminant ». Outre la multiplication des procédures engagées, Transparency International y salue également « diverses réformes juridiques pour renforcer l’application des lois, notamment la création et le renforcement de son organisme de lutte contre
la corruption ».
L’année 2025 aura également été celle de l’émergence des mouvements de la GenZ. À Madagascar, le renversement du président Andry Rajoelina en octobre dernier, au terme d’une contestation portée par des jeunes dénonçant la confiscation des richesses par une élite corrompue, a ainsi sonné comme un sérieux avertissement.
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