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« Il faut y aller » : Laurent Nuñez est « attendu » en Algérie par Tebboune, assure Ségolène Royal

Publié le 2 février 2026 Lecture : 2 minutes.

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« Il faut y aller » : l’ancienne ministre socialiste Ségolène Royal, de retour d’Alger, où elle a été notamment reçue par le président Tebboune, a pressé lundi 2 février le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, de se rendre en Algérie où il est « attendu ». « Il faut que le ministre de l’Intérieur aille sur place, il est attendu », a assuré Ségolène Royal sur TF1, alors que la coopération sécuritaire et migratoire est au plus bas sur fonds de tensions profondes entre les deux pays.

Une visite de Laurent Nuñez, invité par son homologue, ne s’est pas encore concrétisée. Celui-ci a affirmé le 30 janvier attendre d’Alger « des bougés très forts sur deux sujets » : « la reprise des reconduites des Algériens en situation irrégulière », ainsi que « la situation de Christophe Gleizes » ».

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« Il faut y aller, mais c’est évident que quand on pose des conditions, c’est qu’on ne veut pas y aller », a estimé Ségolène Royal, présidente de l’Association France Algérie (AFA), qui également estimé qu’« aujourd’hui tout est rompu » entre les deux pays, « non seulement les relations économiques […], les relations diplomatiques […], les relations consulaires ».

« Pour les OQTF, peut-on faire davantage ? »

Ségolène Royal a dit avoir « parlé des OQTF [Obligations de quitter le territoire français] » lors de son entretien avec Abdelmadjid Tebboune, qui sont un motif de crispation récurrent, Paris accusant régulièrement Alger de ne pas reprendre ses ressortissants sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français. « Je lui ai dit : “Pour les OQTF, peut-on faire davantage ?” Il a répondu : “Que Monsieur Nuñez vienne comme il l’avait dit” », a-t-elle affirmé.

Alors que la crise diplomatique entre la France et l’Algérie s’éternise et que les canaux officiels semblent à bout de souffle, Ségolène Royal s’est posée en médiatrice lors d’une visite à Alger en fin de semaine dernière, à l’invitation de la Chambre de commerce et d’industrie algérienne.

Elle a obtenu l’autorisation de rendre visite en prison au journaliste français Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » et jusqu’à présent incarcéré en Kabylie, dont elle dit avoir « obtenu » le transfert dans un établissement pénitentiaire près d’Alger.

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« Beaucoup de Français et beaucoup de responsables français, parce qu’ils exploitent politiquement cette fracture, ne veulent pas comprendre », a ajouté Ségolène Royal. « L’Algérie a beaucoup évolué. C’est un pays aujourd’hui qui investit, qui exporte et tous les pays sont là pour investir dans cet État, sauf la France », a-t-elle ajouté, citant notamment les bonnes relations entre l’Algérie et l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne ou encore les États-Unis.

Comme elle l’avait déjà fait, la présidente de l’AFA a aussi « conseillé » au président français d’accomplir « un geste de réconciliation et de reconnaissance ». « Il avait noué une relation très forte avec le président Tebboune et ensuite il a complètement changé, ça a été douloureux pour les Algériens, ça a été pris comme une trahison », a-t-elle ajouté à propos du président Macron, qu’elle a demandé à rencontrer à l’issue de son voyage à Alger.

(Avec AFP)

Article écrit publié en premier sur JeuneAfrique.Com

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