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Le gouvernement prescrit une approche novatrice pour libérer l’économie béninoise du joug nigérian

[Bénin Révélé Mag] – Depuis la fermeture de ses frontières avec le Bénin, et ce, de façon unilatérale par le Nigeria, les agriculteurs et commerçants de produits agricoles du Bénin sont parmi les principales victimes de cette situation.

Le gouvernement de Talon, non sans se soucier du sort de ces compatriotes, préfère en finir avec cette sorte de diktat qu’exerce, à souhait, le grand voisin. Et pour parer au choc, Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, préconise une approche aussi novatrice que libératrice à terme.

Selon le ministre, la clé, c’est de combattre la facilité à laquelle les Béninois sont habitués, dans le cadre commercial entre le Bénin et le Nigeria, afin de ne plus avoir à subir le diktat des frontières nigérianes que les autorités de ce pays ne s’embarrassent pas de fermer à leur guise, par mesure protectionniste et autres… Elles l’ont fait par le passé et le feront sans doute à l’avenir. Aussi, le Bénin doit-il prendre des mesures résilientes, pour libérer l’économie nationale de ce joug.

A l’en croire, le Bénin doit tirer leçon de cela : « nous devons changer notre méthode de travail, notre manière de réfléchir et notre façon de chercher l’argent et apprendre à saisir les opportunités », exhorte-t-il. Il appelle tous les opérateurs économiques frappés par la mesure de fermeture de frontières, à s’organiser « autrement pour gérer le commerce qui va tirer vers le haut notre économie ». Tout laisse croire que telle est l’option du gouvernement béninois.

« La situation du Nigeria n’est pas un calvaire mais le point de départ d’une révolution », affirmait le ministre Dossouhoui le 26 septembre 2019 à l’occasion de la revue de performances du secteur agricole au centre Majestic de Gbégamey à Cotonou. Aussi, le ministre Dossouhoui qui a rencontré les acteurs du secteur agricole, les plus éprouvés, des opérateurs économiques, ainsi que les partenaires techniques et financiers, soutient que « le Nigeria n’est pas un calvaire pour nous. Il peut être certes une opportunité mais nous ne l’avons pas encore bien saisie ».

Par Laurent Adjovi

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Un commentaire

  1. Bonjour,
    J’ai lu avec grand intérêt cet article.
    Deux observations majeures à faire:
    Primo, c’est à partir des crises que l’on se développe; à voir de plus près, c’est le Nigéria qui tire le meilleur de son côté en ce qui concerne les échanges entre les deux pays; il est donc important de faire un état des lieux et tirer en conséquence les domaines dans lesquels intervenir
    secundo; quoi que l’on fasse, les populations vont toujours traverser et faire leur affaires; aucune force ne viendra à bout d’elles étant donné qu’elles appartiennent aux deux pays
    Je pense qu’il faut maintenir le cap; faire le point des préjudices causés et prendre les actions durables qui s’imposent;
    Finalement, c’est une situation qui arrange davantage le Bénin
    c’est finalement une honte pour la CEDEAO
    Bien à Vous
    Hounsa

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