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L’Iran promet de venger la mort d’Ali Khamenei malgré les menaces de Donald Trump

Publié le 1 mars 2026 Lecture : 4 minutes.

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L’Iran a décrété 40 jours de deuil après la mort de son Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février, dans l’attaque d’Israël et des États-Unis qui se poursuit ce 1er mars. Téhéran a riposté par des tirs de missile contre Israël et les États du Golfe, prévenant que sa vengeance était « légitime ».

De nouvelles explosions ont été entendues, au matin du 1er mars, l’armée israélienne faisant état de frappes « au cœur de Téhéran ». Israël a également annoncé avoir détruit la moitié des stocks de missiles de l’Iran.

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Téhéran a confirmé la mort de l’ayatollah Khamenei, avant d’annoncer 40 jours de deuil et le début du processus de transition qui sera assurée par un triumvirat composé du président iranien, Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire en Iran, Gholamhossein Mohseni Ejeï, ainsi que d’un membre du Conseil des gardiens de la Constitution.

« Cris de joie »

Des cris de joie ont résonné dans plusieurs quartiers de Téhéran le 28 février au soir. Selon le New York Times, la CIA a appris qu’Ali Khamenei devait participer à une réunion de haut niveau, le 28 février à Téhéran, ce qui a permis de le cibler.

La fille d’Ali Khamenei, son gendre et sa petite-fille ont également été tués, selon les médias iraniens. Ces derniers ont rapporté la mort de plusieurs hauts responsables, notamment le chef d’état-major des forces armées Abdolrahim Moussavi, le ministre de la Défense, le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, le chef des renseignements de la police et un conseiller du guide suprême.

« Mort à l’Amérique »

Le 1er mars, des milliers de personnes ont rendu hommage à Khamenei dans le centre de Téhéran aux cris de « À mort l’Amérique ! », « À mort Israël ! ». À Chiraz, dans le sud du pays, des foules se sont rassemblées pour réclamer vengeance pour Khamenei, selon un média local. Un rassemblement similaire a eu lieu à Yazd (centre). Le drapeau noir a été hissé sur le sanctuaire de Mashhad (nord-est), le plus sacré sur le sol iranien.

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Au Pakistan voisin, au moins huit personnes sont mortes lors d’une manifestation pro-Iran au consulat américain, organisée ce 1er mars au matin. En Irak, des centaines de manifestants ont tenté de prendre d’assaut la zone ultra-sécurisée hébergeant l’ambassade des États-Unis.

Dans le Cachemire indien, des milliers de musulmans chiites se sont rassemblés pour pleurer la mort de l’ayatollah, comme dans d’autres endroits du territoire indien. De nombreux manifestants ont lancé des slogans anti-israéliens et anti-américains lors de ce rassemblement pour l’essentiel pacifique.

Riposte iranienne

Venger la mort de Khamenei, qui constitue une « déclaration de guerre contre les musulmans », est un « droit et un devoir légitime », a déclaré le président iranien Massoud Pezeshkian. Le responsable de la sécurité iranienne a menacé de frapper Israël et les États-Unis « avec une force qu’ils n’ont jamais connue ».

Le président américain Donald Trump avait auparavant menacé l’Iran d’une riposte militaire « sans précédent » en cas de représailles.

Le Hamas palestinien a condamné un « crime abominable » après la mort de Khamenei. Le Hezbollah libanais a pour sa part promis de « faire face à l’agression » des États-Unis et d’Israël.

L’Iran a annoncé de nouvelles frappes sur Israël et des bases américaines dans le Golfe et dans la région du Kurdistan en Irak. Aucun pays n’est épargné dans une région où les États-Unis disposent de bases militaires. Les sirènes d’alerte aérienne ont retenu en Israël et de fortes explosions ont été entendues notamment à Jérusalem, Ryad, Doha, à Manama et à Dubaï.

À Oman, médiateur clé dans les pourparlers américano-iraniens, le port a été attaqué par des drones selon l’agence de presse d’État. Une personne a été blessée. L’ambassade américaine a appelé ses ressortissants à rester confinés.

De fortes explosions ont également été entendues à Ryad, en Arabie saoudite. À Bahreïn, l’ambassade des États-Unis a autorisé le départ de son personnel non essentiel du pays.
Un haut responsable émirati a appelé l’Iran à revenir « à la raison »: « Votre guerre n’est pas avec vos voisins ».

Par ailleurs, l’Iran a annoncé à l’Union européenne la fermeture « de facto » du détroit d’Ormuz, par où transite 20 % du pétrole brut mondial.

Bilan provisoire

Lee Croissant Rouge iranien a annoncé plus de 200 morts, le 28 février au soir. Le pouvoir judiciaire iranien a fait état d’au moins 108 morts dans une école de filles, un bilan invérifiable de source indépendante.

À l’ONU, l’Iran a déclaré un « crime de guerre » devant le Conseil de sécurité.

À Abou Dhabi, aux Émirats, au moins une personne a été tuée et sept autres blessées dans un « incident » à l’aéroport d’Abou Dhabi, a annoncé ce dernier. Et un civil a été tué par des débris de missiles, selon le ministère de la Défense.

En Israël, une femme d’une quarantaine d’années a été tuée soir dans la région de Tel-Aviv, selon les secours.

Nucléaire

Le 2 mars, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) tiendra une réunion extraordinaire à la demande de la Russie, après avoir appelé à la « retenue afin « d’éviter tout risque pour la sécurité nucléaire des populations » au Moyen-Orient.

(Avec AFP)

Article écrit publié en premier sur JeuneAfrique.Com

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