RDC : l’Américain James Swan prend la tête de la Monusco
Le diplomate américain James Swan succède à Bintou Keïta à la tête de la Monusco. © DR
Publié le 6 mars 2026 Lecture : 2 minutes.
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Les faits. Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a annoncé le 5 mars la nomination de James Swan à la tête de la Monusco. Diplomate chevronné, il succède à la Guinéenne Bintou Keïta. Cette dernière avait pris les rênes de la mission onusienne en février 2021 avant de quitter ses fonctions en novembre 2025, quelques mois avant la fin de son mandat.
Ex-représentant américain à Djibouti, passé par la République du Congo, la Somalie ou encore le Cameroun, James Swan effectue son retour dans un pays qu’il connaît bien puisqu’il a été ambassadeur des États-Unis en RDC de 2013 à 2016. Avant sa nomination, il occupait les fonctions de représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Somalie.
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Blocage. Sa nomination n’est pas une surprise puisque le diplomate de 62 ans était, avec son compatriote David Gressly, l’un des deux favoris pour succéder à Bintou Keïta. Dans un contexte de coupes budgétaires pour les missions de maintien de la paix des Nations unies, l’administration de Donald Trump était déterminée à pousser un candidat américain à la tête de la Monusco. Mais le processus s’est avéré plus laborieux que prévu en raison de l’opposition de la Chine.
Pékin, qui suit de près l’offensive diplomatico-économique de Washington en RDC, avait fait part en coulisses de sa réticence à voir un représentant américain à la tête de la Monusco, ce qui a retardé le processus de nomination. Celui-ci a finalement pu aboutir « après plusieurs semaines d’intenses négociations », nous confiait, sans plus de précisions, un diplomate onusien peu avant l’officialisation du choix de James Swan. Hasard ou non, le 5 mars, António Guterres a également annoncé la nomination du général chinois Junhui Wu au poste de commandant de la force de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss).
Défi. James Swan prend ses fonctions dans un contexte diplomatique et sécuritaire complexe. Souvent critiquée pour son inefficacité, sommée en 2023 par Kinshasa de quitter le Congo, la Monusco est aujourd’hui appelée à jouer un rôle décisif dans le mécanisme de surveillance du cessez-le-feu entre les rebelles de l’AFC/M23 et l’armée congolaise.
La mission onusienne, qui s’était désengagée du Sud-Kivu en juin 2024, planche désormais sur son redéploiement dans la zone et plaide pour obtenir des garanties sécuritaires des deux parties au conflit. Mais malgré les multiples engagements en faveur d’un cessez-le-feu, les combats se poursuivent dans l’est de la RDC.
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Romain Gras Journaliste à Jeune Afrique, spécialiste de la RDC et des Grands Lacs
Article écrit publié en premier sur JeuneAfrique.Com

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